samedi 30 juillet 2011

Fulgurance (25 juillet 2004)

Il faut bien que je sois poussé par une nécessité impérieuse de m'exprimer pour prendre ainsi la plume à une heure si matinale ! Moi ! éveillé, les idées si claires alors que le jour se lève à peine... un dimanche. Et ayant si peu dormi. La nature nous donne tous les exemples et mon corps toutes les réponses. Cette évidence me frappe alors que je me demande si je vais manger quelque chose avant d'écrire et que mon estomac me répond par un bruit... explicite ! Mais je ne lui obeis pas... Comme souvent. Qu'avais-je donc à dire de si important ? Moi qui réfreine cette pulsion d'écrire depuis si longtemps. Par humilité, par paresse... Et je me rend compte qu'à chaque fois que j'ai fait ce geste de prendre la plume, c'est animé par le "besoin du testament". Je surpasse la vanité d'écrire par besoin de laisser une réponse à mes proches, au monde... N'ai-je pas toujours composé ou écrit avec cette conscience, refoulée sur l'instant, de laisser une trace ? Non, une empreinte, quelque chose de profond. Un sens. Avant quoi ? La mort biensûr. Vais-je mourir bientôt, pour être ainsi exalté ? Ou le suis-je depuis toujours à des degrés variables ?
Tant d'usurpateurs vivent d'un art d'écrire qu'ils ne maîtrisent pas et moi qui m'y refuse... Suis-je meilleur compositeur qu'écrivain ? Non, il faut seulement que j'aie quelque chose à dire ! J'ai toujours préféré prendre une guitare plutôt qu'un stylo. C'est moins ingrat, moins triste. Et tellement plus facile et amusant !
L'amusement, la seule chose qui m'anime encore aujourd'hui. Je lui sacrifie tout. Ma santé comprise. La vie comme un jeu dont j'accepte les règles aveuglément. Recherche permanente du divertissement, culture de l'étourdissement, pour y croire encore ? Non, pour ne pas sombrer dans le repli monastique qui s'imposerait sans lui: Le Fun!
J'en arrive à ce qui m'a motivé ce matin à écrire, en réaction à ce que dit Cioran de la "frivolité". De sa nécessité pour nous. Qui nous ? Les artistes ? Les lucides ? Les insoumis ? La frivolité, le mot est trop fort pour moi. Je ne peux accéder à ce stade de l'élégance. Pour ma part, je parlerais plutôt de désinvolture. Masque posé sur un visage trop lugubre pour notre entourage. Pour le ménager, lui. Mais aussi pour ne pas être exclu de tout. Quand le renoncement n'est pas total. Quand l'amertume qu'inspire le monde à chaque réveil n'est pas suffisante pour me confiner au lit définitivement. La désinvolture, au risque de paraître insouciant, immature...
Homme-enfant incapable d'assumer les responsabilités que lui impose son âge. Qu'est-ce qu'on doit balancer dans mon dos ! J'ai faim, et mes paupières redeviennent lourdes... Si je n'écris pas pour laisser quelque chose derrière moi, c'est peut-être parce qu'il y a encore l'éventualité que cela plaise à certains esprits torturés... et que je puisse donc, peut-être, en obtenir rétribution. Ce serait certes activité plus noble que tout mes gagne-pain précédents, mais il y a encore le mot activité...
En cela je crois avoir dépassé mon maître ! Car écrire Cioran, c'est encore agir. Et je suis si fatigué.
Devrais-je entretenir mes élans ? Comme celui de ce matin...
Ces quelques pages ne vont-elles pas finir en boules ? On verra.
Après mon petit-déjeuner...

jeudi 21 juillet 2011

Une histoire vraie - Le cheveu blond

Il y a 22 ans de cela, une nuit, j’ai fait un rêve. De ceux qui vous laissent, au réveil, dans un état bizarre. Et qui toute la journée, vous harcèlent par flashes et vous replongent, pendant une seconde, dans des sensations d’une précision troublante.
J’y avais fait la rencontre d’une belle personne. Blonde au cheveux longs et à la nature généreuse. Elle m’était apparue naturellement, par la complicité innée que nous y partagions et dont je me souviens encore, comme la femme qui me ferait oublier toutes les autres... Ma femme. Et, en ouvrant les yeux, j’en étais encore amoureux.

Le matin, faisant mon lit, quelle ne fût pas ma surprise de découvrir au milieu de mes draps, un long cheveu blond !
J’ai tout de suite pensé à elle... Mais qui “elle” ? Alors la raison m’a orienté vers la recherche d’une explication plus rationnelle; qui de mes fréquentations aurait pu, par son passage chez moi, engendrer un signe si troublant, mais finalement explicable ? Je fis donc vite l’inventaire de mes amies... Et de mes amis qui auraient pu venir accompagnés... Mais si peu venaient chez moi... Les comptes furent brefs: Aucune blonde dans mon entourage.
Probabilité qu’un long cheveu blond se retrouve dans mon lit: Nulle.
Et ce rêve m’avait laissé une telle impression de réel... Ce ne pouvait être qu’elle !
Par respect pour les rêves, le mystère, le mystique, je pris soin de garder dans un écrin ce cheveu fascinant.

Des semaines plus tard, l’anecdote oubliée, mon meilleur ami me présente une jeune amie venue d'Algérie. C’est le coup de foudre. Nous passons la nuit du lendemain de son arrivée, seuls, en tête à tête, à discuter de tout ce qui nous passionne, quand, au moment d’un rapprochement... Inévitable, j’aperçois dans sa longue chevelure brune un reflet... Que dis-je ? Un éclat ! Comme scintille une étoile... J’observe de plus prêt et constate qu’un long cheveu blond, de la racine à son extrémité, est miraculeusement planté au beau milieu de son épaisse chevelure d’ébène !
L’anecdote me revient aussitôt. Je la lui raconte.
Elle me demande alors de le lui arracher délicatement, à la racine. Chose faite, je ressors fébrilement l’autre cheveu de son écrin, et nous les comparons...
Même épaisseur, même brillance, même longueur !
J’avais trouvé ma “blonde”...
Et elle devint ma femme.

Seuls vestiges d’un amour aujourd’hui éteint, ils reposent aujourd’hui dans un même écrin; enchevétrés par le temps au point que je crains, en cherchant à les dénouer, d’en briser un des deux par une ultime maladresse... Et puis, pourquoi les dénouer ? Eux qui ont su rester unis, et n’ont pas trahi... la magie de la vie !

Quelques poèmes...

Je commence par un Haiku. S'il n'en respecte pas vraiment les règles, il en a au moins la taille...
Et après l'avoir lu, vous comprendrez pourquoi je l'ai appelé: 

AÏE COUP !

Je me souviens de tout
Des chocs, des pluies de coups
Des gifles et des insultes
Alors mon corps exulte
Je suis encore debout !

DEVIN (texte inspiré par la lecture des premiers chapitres de l'oeuvre "Lacryma" de mon ami Sebastien Bellanger dont je fus la "Première lame" ;-)

Lis devin, lis ! l'avenir de la vie sur les murs délavés, lavis lie de vin.
Comme on lit dans les runes, lis devin dans les ruines... d'avenues et de rues, artères de la ville. Hémorragies coagulées de circulations passées. Croûte terrestre stérile et façades vitrifiées. Eclats écarlates asséchés par les vents. Terre battue... à mort.
Vent jaune à l'horizon. D'ocres fumigènes envahissent tes visions, dérangent tes rêves... de pardon. Infiltrations asphyxiantes des sens. Insecticide émanations. Prédiction de poison, de vaines gesticulations...
Ou...
De repli de survie ! de spasme d'orgueil, d'instincts premiers génétiquement modifiés, de ruée vers les fonds et tréfonds de nos âmes. Trépanation ultime, pour oublier l'affront fait au sommet de la création. Creuser, en urinant de peur d'être rattrapé par les vents, s'enfoncer dans la boue pour tout retour vers la source... des maux ancestraux. Un refuge, un abri, pour souffler, pour comprendre... Si l'abattement jamais le permet. Si l'épuisement des ressources neurales écrasées par des générations d'ambitions assoiffées n'a pas annihilé en nous toute chance de nous redresser.
Puis l'utopie d'un retour à la lumière, d'une dernière "mise à jour" qui deviendra légende de catacombes, d'une ultime mise au monde devenant religion, et dont les rituels auront pour tout symboles: Une pelle, une pioche et la très sainte ampoule...
Lis devin, lis... dans la lie de l'humanité au destin mérité et devenue aveugle par tant d'obscurité.

GENS DES VILLES

Les gens vivent dans les villes
et oublient la beauté de ce jour qui se lève.
Les gens vivent dans les villes
et s'éveillent en oubliant leurs rêves.
Les gens vivent dans les villes
et ne voient pas qu'ils crèvent.
Ensemble dans les trains, les bureaux et les grèves. Ensemble ils s'activent et me trouvent oisif...
Je n'aime pas les villes.

Ou bien sont-ce les gens ?

L'ENFANT

Quel bonheur, quelle douleur,
que de se savoir source d'émerveillement, d'admiration, lorsqu'on se sent soi-même si laid, si imparfait...
Quel bonheur, quelle douleur,
de se savoir capable du pire et d'être pris pour le meilleur...
Quel bonheur, quelle douleur,
de se savoir l'objet de craintes et de respect quand on se sent soi-même si peu confiant...
Quel bonheur, quelle douleur,
d'avoir un enfant.

PLANTÉS

J'ai pas les pieds sur terre et j'en suis fier.
à quoi bon rester planté là, entre la peste et le cholera ?
Le béton coule et fige les foules, 

collées aux moule à l'effigie des nouvelles stars.
Jeunesse plantée dans des pots vides,
vouée aux idoles et aux subsides.

LE FLEUVE

Longtemps j’ai cru être au dessus...
Je volais et riais de vous voir tout en bas.
Mortels affairés, agités, occupés à bâtir l’éphémère...
Confiant en ma valeur j’attendais là mon heure...
J’ai tant cru au destin qu’il a fini par craquer et ne plus croire en moi...
Puéril imaginaire, j’oubliais dans mon plan
le sournois ennemi, qui récompense l’acteur,
mais punit le spectateur...
Le  grand Fleuve qui emporte telles des branches perdues, les plus fermes volontés,
les illusions d’acquis et les égos moqueurs.
J’ai tellement attendu d’être prêt à me mouiller qu’au moment du plongeon, le Temps m’a rattrapé...
C’est un fleuve tumultueux et pris dans son courant, la branche qu’on attrape tire d’innocentes racines et arrache la souche, 

la roche que l’on accroche, fait glisser le terrain...
Laissons nous porter sans esperer saisir
ce qui paraît solide, accueillant, reposant.
Laissons nous glisser, en toute sérénité,
sans vouloir retenir, sans rien désirer,
sans rien posséder... Sans même imaginer.


LA NUIT

Que cette nuit est longue... Nuit polaire à Paris, des mois sans voir le jour,
ce souvenir d’enfance...
L’obscurité est là, mon unique compagne, alors je la chérie, lui demande conseil.
Et inlassablement elle me répond “Patience”.
Alors encore j’attends... Et rêve d’un soleil dont ma peau se souviens, d’une lumière totale... Et sans l’ombre d’un doute.
Rêver est si facile quand on renonce à tout.
L’éveil n’est plus qu’un songe, rien n’est construit le jour. La nuit ne répare plus, quand l’épuisement m’allonge comme un boxeur fini. Quand je me fais descendre et que défile ma vie. Je me dis que demain, je pourrais dans un cri renaître de mes cendres... Car il le faudra bien.
Un jour...

lundi 11 juillet 2011

More in english... Et encore en anglais...

A FOLK THING (dedicated to Mohamed Bouazizi)

I hope you can see what you've done, it was madness but it paid.
I'm so glad to see that your pain, born from despair, was not vain.
Now we all know that you never had any freedom at all, any freedom.
I know they can see what they've done, I wish them nightmares 'til they die.
It was too much for you boy, but the whole world reacted.
Now we all know that you never had any freedom at all,
We all see the people are one, and no tyrant will last
Tyrants can fall if you stand as one.
Now we all see the people are one, and no tyrant will last,
Tyrants can fall if you stand, tyrants can end in disgrace, at last...
Maybe a new era is here
waiting for us to end the fear
when the soldiers will understand
the power is in our hands...

A NEW WISH

If I could change a thing about my life,
It would deal with the time I made you cry
I would do anything to change my life,
Going back knowing how and when and why.
A new wish for tomorrow, 
coming from your heart to help you, 
coming from your soul to save you.
A new wish for tomorrow, a new wish for tomorrow.
coming from your heart to help you, 
coming from your soul to save you.
Don't try to escape, don't try to hide...
If I could change a thing about my life,
It would deal with the time I made you cry
a new wish for tomorrow, a new wish for tomorrow
coming from your heart to help you, coming from your soul.
Don't try to escape, don't try to hide
Don't try to escape, don't even try to hide
Don't try to escape, don't try to hide
Don't try to escape, don't even try to hide...
If you could change a thing, what would it be ?

ANOTHER DREAM

I saw you in my dream, you looked so fine and real
will you soon reappear ?
I could feel your friendship, I could feel affection
maybe some kind of love...
We were linked together like brother and sister
as we shared everything.
As I woke up alone with a tear in my eye
I felt naked and cold.
I still could feel your skin
I still could hear your laughing
but you were gone for good...
Another dream, another life is what I need.
Another dream, another life you let me feel...
I don't wanna believe my mind has been creating you
I know you're somewhere around
and I will look for you anywhere...
I saw you in my dream, you looked so fine and real
will you soon reappear ?
Another dream, another life is what I need
Another dream, another life you let me feel...
Another dream, another life is what I need
Another dream, another life you let me feel...
I don't wanna believe my mind has been creating you
I know you're somewhere around
and I will look for you
and I will... everywhere !

BE FAIR

If I do the right thing at the right time, I will get a reward for it.
If I do a wrong thing anytime I will sure have to pay the bill.
Sooner or later, whatever happens, you will discover
that no one can build anything solid over a lie, don't ask me why...
If you have any plan listen to me and keep that in your mind
Sooner or later, whatever happens, you will discover
that the only way to hide a lie is a bigger lie.
No one can build anything solid over a lie, don't ask me why...
Be fair and you will be satisfied about your life !

DUST

Hey, are you ready now ? Have you answered all the questions yet ?
Are you going to clear away all the shadows hidden in your head ?
Are you gonna let yourself be covered of all the dust falling from your past ?
Open your window, and let the sun unveil your soul.
it's by moving that you will sweep all the spider webs
and all the dusty thoughts, coming out to the... Light !
Are you gonna let yourself be covered of all the dust falling from your past ?
It won't be long until you feel you've been wasting your time...
It won't be long until you feel you are back to life.
'til you see you're not alone, until you smile to me.

GUITAR PLAYER

You remember of October 1981
Guitar Player had their cover about Duane Allman.
You were just a teenager trying to bend the strings,
you were beginning what would be the story of your life.
You remember of November 1982
after one year of Johnny Winter, Angus and Hunter,
Randy came along, angel-like wizard of Ozz-fests
writing a chapter of what would be the diary of your life.
Six strings in your hands to find who you are: Someone who feels...
You can't forget your brand new guitar of July 84,
jumping Eddie was in the spotlight teaching you some more.
You learned to play his tunes by heart, believing in yourself,
but the cover of May 85 set new rules from Sweden !
Six strings in your hands to find who you are: Someone who feels...
87 March and June could have led you to Jazz,
it maybe true one day, but now you're a Rock musician.
Look at September 89 to understand your roots,
with many more from England maybe to get your own cover...
Six strings in your hands to find who you are...
Six strings in your hands to find who you are: Someone who feels...

JIMI WAS HERE (not supposed to be an instrumental... ;-)

I do believe
angels are real
as souls they live
Jimi was here...

LATER THAT NIGHT 

Until now all what I create make me feel that I can't touch you.
Until now all what I offer let me see that I can't reach you.
Until now all what I offer let me see that I can't reach you.
Most of the people seem to be empty inside
We give them our hearts, they keep on passing by...
Until now all what I create make me feel alone in the dark
Until now all what I offer let me see that I can't change you
Most of the people seem to be empty inside
We give them our hearts, they keep on passing by
Tell me you people all have a beating heart inside
I give you my soul, please don't stay deaf and blind
I always stay late to feel, the moment that is gone
'cause I hope later that night... I could meet someone.
Every time I stay awake, in the still of the night
is because I think maybe, that night is the good one...
is because I think maybe, that night is the good one...

LEFT OUTSIDE

Walking in the streets of all the cities I know
by day or by night with or without neon lights
I always find there people who shouldn't be
sleeping on the ground or begging for a cent
I'd like to be proud of my parisian way of life
but when it gets cold I wouldn't be left outside...
Can we spend so much to enlighten a bridge
and let a poor wretch live and die under it ?
You politicians, you don't deserve your place !
you don't have the will to get rid of the mess...
Can we spend so much to enlighten a bridge
and let a poor wretch live and die under it ?

LIFE IS NOW

Life is now... or never.
no tomorrow.
Life is nice,
as clear as ice.
Life is not forever
no time to waste...

LONELY LIFE

I'd rather stay alone and live my life... away from you.
What does it bring to share my time with you if I feel a waste as always ?
What would it mean when we are together if what I expect is to take a break ?
don't mean to hurt you....
I tried to live according to the rules that everyone seem to approve.
All I remember from these "normal" days is a noisy waste and a feel of stress.
I cherish my loneliness as a muse who cares for my peace of mind
I cherish my loneliness as a muse who cares for me
I'd rather stay alone and live my life...
Willing to share I sadly realize that nobody feels all my joy or pain.
'cause I know how to reach Heaven or Hell and it feeds my mind so I feel no need.
Could you give me more ?
I cherish my loneliness as a muse who cares for my peace of mind
I cherish my loneliness as a muse who cares for me
Could you give me more ?
I'd rather stay away from you and live alone...
I'd rather stay away from you and live alone...
I'd rather stay away from you and live alone...

PICTURE THE FUTURE

Do not give up, now you're so far
who told you it would be easy ?
As long as you have the energy
could you let another do it in your place ?
You can make it, it's not too late
and you can ask a little help from your friends...
Can you picture the future ?
Do you know what tomorrow's made of ?
Can you picture the future ?
Did you know we would be together ? be together...
You never know what comes after
that's the funny thing in our lives !
Do you expect all the stuff that you get
when you go outside for a walk ?
What you've always been looking for
is standing at the next corner...
Can you picture the future ?
Do you know what tomorrow's made of ?
Can you picture the future ?
Did you know we would be together ?
Can you picture the future ?
Do you know what tomorrow's made of ?
Can you picture the future ?
Did you know we would be together ? be together...

PURE

I'm a stone in the flood, letting me roll
I'm a leaf in a fall wind
I'm a cloud in the sky, letting me fly as far as it goes...
I don't pretend to rule the world.
I'm a tear in the rain, no one can see
I'm a wish, a secret thought
a whisper in a storm, just a human in the multitude...
But I expect to be the one who will be listened to
before the disaster knocks on our door when all is over.
I don't waste, I don't soil, do we need oil ?
I don't buy what I don't need
I'd like to feel the same about us all, you can save your soul...
Yes I expect to be the one who will be listened to
Don't wanna feel the day I die I took part to the mess
Do you want to carry that guilt, be on the list, feel unworthy, please listen to me !
Yes I expect to be the one who will be listened to
Don't wanna feel the day I die I took part to the mess
Yes I expect to be the one who will be listened to
Don't wanna feel the day I die I took part to the mess
Tell me you want it too !
I'm not perfect but it's easy to get,  yeah, we could be ready to change our ways,  our evil ways.
I'm no prophet but it's easy to get,  yeah, we could be ready to change our ways,  our evil ways.

RAISE YOUR FIST

If I can run if I can jump or swim
I can use my eyes and my ears
to be aware and able to see
what is going wrong
You cannot keep on doing what you do
when all the world is watching you
the time has come to let the people live
What if you raised your fist and let'em know
That you won't ever let'em win a game
That deals with Human Rights and Dignity
I live in a country where I am free
But how do I have to behave
When I know that others are in jail
for having raised their voices ?
You cannot  ignore what is goin' on
What they have to endure and go thru
The world is made of what you're fighting for...
What if you raised your fist and let'em know
That you won't ever let'em win a game
That deals with Human Rights and Dignity
What if you raised your fist and let'em know
That you won't ever let'em win a game
That deals with Human Rights and Dignity
Dignity, respect, Human Rights ain't a game.

THE BRIDGE

All over the world people are drawing
roads of the future, whatever may come.
Over a river they build up a bridge
to link the countries and the differences.
We were supposed to be creating
we were supposed to be friends
we were the pillars of a new bridge
but you thought you could hold it... alone.
But whatever you try, there's always a fool
to make it fall down without telling why.
Don't try to fix it, you will waste your time
walk along the road and build a new one !
We were the pillars of a new bridge
but you thought you could hold it...
It fell into pieces
there was nothing to do
but watch it on the ground
and now you're all alone...

THE GAME

It's just a matter of time, no time to waste, no time to lose, no time to fool yourself.
It's just a matter of faith, don't lose your mind, nor your rhythm, no way you let it end.
The only way to deal with it, the only way to last
The only way, is to take it, as a game and, take your chance.
You don't need external help , no need to hope , no need to pray , it's only in your hands.
It's just a matter of faith, don't lose your mind, nor your rhythm, no way you let it end.
You have to play 'til the end, your turn will come, 
your sun will shine and you will see it was all worth it.
The only way to deal with it, the only way to last
The only way, is to hold the line. 
The only way to deal with it, the only way to last
The only way, is to take it, as a game and, take your chance.
It's just a matter of time, you have to hold yourself
But when the wait is over,  you can read an open book
It's just a matter of time, you have to hold yourself
But when the wait is over,  you can read an open book
read it 'til the end, an open book, to see, life ain't nothing but... a game.

THE WIND BLOWS

You're now in trouble, what will you become ?
Whatever may come...
No one can avoid the change of seasons
No one can escape a change of landscape
Whatever may go...
As the branch breaks, the bird's wing spreads
You feel a danger, don't have no fear
It will only draw the best from you
Let the troubles come...
When the wind blows anything goes
As the branch breaks, the bird's wing spreads
When the wind blows anything goes
As the branch breaks, the bird's wing spreads
No one can avoid the change of seasons
No one can escape a change of landscape
So it's time to leave them now...
When the wind blows anything goes
As the branch breaks, the bird's wing spreads
When the wind blows anything goes
As the branch breaks, the bird's wing spreads
Have no regret about what you leave, I'll take care of it
Have no regret about what you leave now, I'll take care of it all
Have no regret about what you leave, I'll take care of it
Have no regret about what you leave now, I'll take care of it all
Have no regret about what you leave now, I'll take care of it for you...

TOKYO DREAM

If your life ain't so sweet, if your nights don't bring no dreams
If the taste of your days gets bitter, if only memories seem better
You will have to replace the pieces, you will have to feed your mind again...
Take a train, a boat or a plane,  you can surprise your brain,
take a train, a boat or a plane !
Take a train, a boat or a plane, and go as far as you can go...
When it's time for a change, don't give yourself any limit.
When you're ready to go away, far away, a new life is smiling like a child...
Take a train, a boat or a plane,
you can surprise your brain, take a train, a boat or a plane !
Take a train, a boat or a plane,
Don't disappoint yourself, take a train, a boat or a plane !
Take a train, a boat or a plane,
you must excite your mind, take a train, a boat or a plane !
Tokyo is waiting for you...
On the shores of the unknown I see. Someone is waiting for the sun to rise again.
High above my head I can see a silent plane cruising across a sea of dreams.
Very soon my dear, nothing will hold me here and we'll be free to share the taste of new delights.

UNCONCIOUSLY

Now you can be proud of you,
'cause you did your "job"
and that's what they expected.
They need people like you
once brain-washed they can use you, 
a big word like Freedom
is all you should know...
They showed you the enemy
you needed unconciously
to keep your identity
puzzle of arrogance,
ignorance and pride.
Now tell me what to say to that child ?
an harmless orphan girl who still smiles...
Now the "business" vultures
will get what you'll never see
back in your beloved country 
back in front of your TV...
Now tell me what to say to that child ?
an armless orphan girl who still smiles...
Now tell me what to say to that child ?
about the bomb that fell on her street...

WITNESS

Last night I woke up to the sound of nature as I heard the black bird sing.
Saying a prayer to the sky, Oh Lord I heard your voice, though I was aslept and so blind...
(will you forgive me ?)
I felt its strength, I felt that love, I understood  (it was a gift).
I don't know if I deserve it, what a black bird sings at night, message from above.
All I know is that I will thank Lord to send me at night a witness for all my dreams.
You know that he's here every night when you sleep, to tell you the same old story
(the story of life) Opened eyes to the truth that life gives you what you deserve,
I try hard to become like him (grateful to the gift).
I felt its strength, I felt that love, I understood  (it was a gift).
I don't know if I deserve it, what a black bird sings at night, message from above.
All I know is that I will thank Lord to send me at night a witness for all my dreams.
Because no one ever deserved, ever deserved, ever deserved life and love on earth !
When you get a reward for all your pains, when you had to pay for all your sins,
when I found love in my hopeless world, when the Lord sent me a witness for that gift...
I don't know if I deserve it, what a black bird sings at night, message from above...

WORRY NO MORE

After all these years wondering, after all these tears,
you can now be sure that your place is here.
After all these doubts 'bout your ways,
you can now be cool and don't worry no more, 
'cause we heard your thoughts, and we all feel the same.
After all these fears for your life, after all this pain,
you can now be cool and don't worry no more,
'cause we heard your voice, and we all feel the same. 
All the time you spent day-dreaming is not lost for all...
it's the raw material that we need the most,
so don't worry no more,
don't worry no more !

Et toujours en français...

CHATEAU ROUGE

Au sommet de mon art,
Un filet dérivant
M'a entrainé au large,
M'a tiré par le fonds.
Le mal des profondeurs m’a pris,
J’ai dû plonger trop bas...
Comment vais-je remonter ?
Je gravis les marches lentement
Jusqu’à mon palier de décompression.
J’escalade mes tourments
Pour ne pas rester au fonds
Ne pas rester au fonds!
En apnée sous les toits
J'entends encore cette voix...
"Tout ce qui s'éleve...
Est voué à redescendre"
Et vice et vertu.
Je suis au top, je culmine,
Du haut de mon chateau
Je contemple le tableau...
Rouge, je fulmine
Au top, je culmine
Rouge, je fulmine.

FRAGMENTS

Toujours en évolution malgré mon obstination.
Jamais en adéquation avec mes résolutions.
Souvent les fées m'ont aidé
Pourtant, suis-je recouvert d'or ?
Parfois j'ai bien écouté
Pourquoi suis-je encore dehors ?
Qu'est-ce que le ciel attend de nous ?
Mon âme est toujours à vendre...
Quelle est ton estimation ?
Mon coeur est toujours à prendre...
âme soeur, clone ou illusion ?
Qu'est-ce que le ciel attend de nous ?
Fragments d'histoire, lambeaux de vies, oublie la gloire...
Qu'est-ce que le ciel attend de nous ?
Il nous demande de rester debout,
Il compte sur nous pour tenir le coup...

L'AIR

J'ai laissé faire, je savais la chose nécessaire.
Impitoyable adversaire.
On arrête pas un bulldozer.
J'en ai souffert, sous ma peau c'était un enfer.
j'aurais pu te mettre les fers mais je suis libre comme...
l'air... d'y croire ou d'en vouloir, 
libéré, léger, détaché, en pièces, mais entier. Sur mes pieds. 
Seul, j'en ai encore pris plein la gueule.
Errer dans les ruines n'est plus sûr pour qui n'a plus l'âme pure...
Deux solutions: ou s'enterrer ou s'élever...
J'avais pas envie de creuser, devenu léger comme...
l'air... de planer, mais enraciné, inspiré !
Aspiré, l'air de rien, aérien, en vol... stationnaire.
Fruits délicieux de la paresse
délectables certitudes
indigestion de confiance
nausées de réalité...

LES NERFS

Inutile comme un arc
Sans flèche, sensible.
Membre inutilement tendu, entendu...
Comme notre ultimatum crochu
Bandé de la tête aux pieds
Je finirais, je viendrais,
Á bout de mes nerfs!
Terminaison nerveuse
D’une aventure rêveuse,
Méharée enlisée
Destination foireuse...

MÈRE

Elle ne dormait jamais
Quand nous avions besoin d'elle, tant besoin d'elle
Même après une énième bouteille à la mer...
Rassurant d'un sourire
Projetant l'avenir
Nous épargnant le pire, le pire, le pire, le pire...
Se battait sur tous les fronts
Les voisins vivaient si bien... l'abandon.
Horizons des orientations.
Balise dans le noir
incarnation d'espoir
un refuge en mère, mère, mère, mère, ma mère.

QUAND

Quand je déroule le film
je dérouille...
Quand je te revoie...
Quand je verrouille ma peur
je découvre...
Là, sous la rouille, un avenir !
Quand je recouvre mes esprits
D’une douce mélancolie
Je me découvre... fragile.
Quand je décline le temps qui s’écoule,
Grain de sablier dans l’engrenage
Quand dans les marécages, seul, je me noie...
Quand dans ton visage... Je me voie !
Quand je recouvre mes esprits
D’une douce mélancolie
Je me découvre enfin
Un enfant orphelin...
Donne-moi la main !

RUINES

Rien à envier, à convoiter
j'ai tout c'qu'il faut, là.
Besoin de rien, non, sauf...
D'un instant, d'un mouvement, hors du temps. J'attend mon heure, projecteur…
Rien à renier, à regretter
de ces années... envolées.
Pourquoi ma montre est-elle figée?
Un instant, un mouvement, hors du temps. J'attend mon heure, mon projecteur...
Rien à tirer, à exploiter
de mon savoir... faire.
Outils rouillés, abandonnés.
un instant, un mouvement, hors du temps me sortant de ces ruines, me tirant d'un abîme, sables mouvants de mes tourments, m'aspirant…   
J'attend mon heure, mon projecteur, un éclair d'ailleurs, un vent violent et salvateur pour m'emporter sur les hauteurs auxquelles depuis toujours aspire mon être...  

OUVRE-TOI

Même si tu dois te perdre en chemin
Tu trouveras bien une fin 
aux méandres de l'esprit
Ouvre-toi enfin !
Mêmes souvenirs suintant sur la pierre
des labyrinthes souterrains
à travers l'obscurité
Fais entrer la lumière...
Laisse moi entrer, te soulager
Laisse moi t'ouvrir...
Même si tu dois creuser dans la boue
des jours et des nuits à genoux
Il te faudra retrouver
la clef des sourires.
Même si tu dois traverser les mers
enfin libéré de toutes tes peurs
pour rattraper ton destin
Je t'attends à la fin...
Pas besoin d'une lame pour
ressentir que le mal coule
au delà des veines,
dans l'au-delà...
Laisse moi entrer
te soulager
Laisse moi t'ouvrir...
Laisse moi entrer
te soulager
te découvrir...
Pas besoin d'une lame pour
ressentir que le mal coule
au delà des veines,
dans l'au-delà...
Pas besoin d'une lame pour
ressentir que le mal coule
au delà des veines
au delà des peines
au delà des haines,
dans l'au-delà...

A few songs in english - Quelques chansons en anglais

PLAYGROUND

When you are not strong enough you'd better use your brain, ain't no other way.  
Get them involved in your game, once in your team the big guys will be on your side.
Down on the playground no other way than building smart plans
Here on the playground no other way than building smart plans
I'm ready now... are you ready too ?
you're right I'm bleeding, but ain't no pain.
I'm ready, it's just my knee...
When you are not strong enough you'd better use your legs, ain't no other way.  
I couldn't dodge all the kicks but I was good for racing, the best in the place. 
Down on the playground no other way than running out, no
Here on the playground no other way than running out, no
I'm ready now... are you ready too ?
I'm ready now... yes I am, fast as a cat...
yeah, I'm ready now... yes I am, I'm ready now...
you're right I'm bleeding, but ain't no pain.
I'm ready, it's just my knee, my pride, bleeding inside.

ASH TRADER

Out of emptiness you will be no one.
In your elevator you see yourself in a film
higher than yesterday, bonus of a sale.
Trading all the goods that came on your screen,
what will it be tomorrow ?
Unconscious asshole, yeah, you will have your share...
Predatory trading, immoral speculation,
flash orders before lunch, an indian farmer dies.
I hope you choke on this, I hope you could taste it,
but it is so far from you...   
Don't worry my dear, yeah, you will be served.
When your crimes will lead to desolation
Out of emptiness you'll be no one.
Escape from here, erase the debt, enjoy a new life
Yes we need to share not to feel that shame,
find a way to wipe it all out.
Do you really want to reign over a heap of ash ?
This is not a way to achieve your life,
keep on that way and we'll let you no way out.
Out of emptiness it's too late...

ACID REIGN (bilingue)

The wind will bring... The wind will bring the rain
One of a kind you can't escape.
The rain will bring... The rain will bring the end of all
Who's gonna end the reign ?
Nos larmes sont amères, plus haut le ciel lui, pleure acide...
The wind will bring... The wind will bring the rain
One of a kind you can't escape.
The rain will bring... The rain will bring the end of all
Who's gonna end the reign ?
Qui mettra fin au règne ? Pas moi ici bas, lève-toi...
The rain will bring... The rain will bring the rain, acid rain...
L'enfer nous tend les bras, prions, invoquons le ciel... no more rain !
Le règne est dans tes mains, deviens, celui que tu es dans tes rêves...
Le règne est dans tes mains, reviens, celui qui dans nos rêves...
a mis fin à la pluie.
The rain will bring... The rain will bring the rain, acid rain.

Quelques chansons en français

AMNÉSIE

Les images se bousculent
Les plus belles bataillent
Se ruent dans les brancards
Leur instinct de survie
Les pousse à apparaître
Les catapulte en tête
Ma tête qui accepte
Délicieuse douleur
Nourrie de ces portraits
Drogué par ces tableaux
Souvenir d’un bonheur
Aujourd’hui enterré
J’aimerais être frappé...
D’amnésie !
Les clichés les plus laids
Je m’en souviens aussi
Et ils se superposent
Et ils se développent
Toujours en négatif
Ma tête qui explose
Rejette ces supplices
Recherche la sortie
De cette projection
Dont je serai le seul
Invité permanent
J’aimerais être frappé...
D’amnésie !

L'APPARITION

Tu es divine
Tu es un ange
Et moi démon
Je le devine
De ce mélange
Qu’est notre union
Naîtront de pures
Apparitions
Á notre image
Á nos raisons
Qui reflèteront
Notre passage
Et survivront
Á nos passions
Sur quel rivage ?
En quelle saison ?
Tant de saisons
Se sont passées
Et nos rivages
Sont opposés
Et nos images
N’ont pas raison.
Franchissons ce pont
Pour l’Apparition
l’Apparition...
l’Apparition...

BÉRÉNICE

çà y est je crois que je viens de trouver l'explication: 
J'ai offensé mon destin.
Encore une fois je n'ai pas saisi la perche qu'il m'a tendue...
J'ai eu l'audace de snober le Maître du Temps,
j'ai compromis mon avenir,
je l'ai contraint à modifier tout ses plans...
d'avenir radieux, de matins merveilleux
lus sur ton visage, cette image tombée des cieux...
Evidemment la machine s'est emballé, déreglée. 
Le temps de la reprogrammer,
j'ai continué en roue libre emporté sur cette voie là...
Puis, plus supporté, guidé, par mes rails d'acier,
la mécanique s'est enraillée.
Depuis ce jour, je m'interdis l'euphorie...
d'avenir radieux, de matins merveilleux
lus sur ton visage, cette image tombée des cieux...
Depuis ce jour j'ai compris:
La joie, quand elle survient,
brise mon coeur aussi bien
que mon éternel chagrin...
Que va t-il m'arriver si je revois ton visage ?
Comment mon coeur va-t-il résister à ton image ?

LE DÉSERT

Ivresse de Méditerrannée,
Du gris au bleu je suis passé
Il ne m’en fallait pas plus...
Du rêve à la réalité,
J’ai découvert et puis goûté.
Les yeux ouverts par la beauté,
Je t’ai promis fidélité.
Nous deux c’était pour la vie,
Le bleu est devenu gris...
La tentation d’ailleurs !
Nous sommes tous des nomades,
Le désert est en nous.
Bien au frais dans ton Oasis,
Mais tout autour le grand désert...
Serpent patient, immobile,
Guêtant sournois le faux-pas...
La tentation d’ailleurs !
Nous sommes tous des nomades,
Le désert est en nous.

DOM

Sur ce maudit bateau
Je me retrouve échoué
Au milieu de cette foule
Perdu dans mes pensées
On se doit une Jam
Sur ta nouvelle planète
Ironie d’une fête
Qui n’est plus qu’un naufrage
Un pan de mur s’écroule
Paysage modifié.
Hey Dom, on se doit une Jam
Là haut, sur ta nouvelle planète
Tu sais, j’ai bien gardé ta flamme
à brûler les comètes.
Alors, fais chauffer les amplis...
J’arrive !
Je reste là planté
Tu n’es plus de ce monde
Déjà mort, enterré.
Je n’étais pas là
Je ne savais pas...
Hey Dom, on se doit une Jam
Là haut, sur ta nouvelle planète
Tu sais, j’ai bien gardé ta flamme
à brûler les comètes.
Alors, fais chauffer les amplis...

L'ARÈNE

Une arène, sous le soleil
où l'on doit se mettre à nu
pour affronter l'inconnu
Une scène, dans la lumière
fini de vivre caché
sans filet il faut sauter
ne rien redouter...
Pas de mais, pas de possible délai,
pas d'histoire, de retard
pas question de n'plus y croire...
Regarde, ils sont là pour te voir briller.
Lève toi, élève toi, et ne déçois pas...
Dis la vérité, tu n'as rien à redouter...
Pas de mais, pas de possible délai,
pas d'histoire, de retard,
pas question de n'plus y croire...
Pas question  de renoncer
à ce que tu t'es toi-même offert,
ouvre-le, c'est ton présent
et oublie le passé, oublie le maintenant !
Regarde, ils sont là pour te voir briller.
Lève toi, élève toi, et ne déçois pas...
Même si la peur
te retiens, avance.
Même de cette hauteur
tu peux le faire !
Pas de mais, pas de possible délai,
pas d'histoire, de retard,
pas question de n'plus y croire...
Pas de mais, rien ne doit les décevoir,
pas demain, pas d'histoire,
pas question de n'plus y croire...

L'ERMITE

Il me reste une taffe de lucidité,
J’écrase mon envie dans le cendrier.
Toutes ces heures à tuer,
Toutes ces heures sans bouger...
Il me reste un choix à éliminer:
Celui d’un ermite trop civilisé...
Toutes ces heures à tuer,
Toutes ces heures à lutter !
Depuis toujours je sais
Que tu es seul au “monde”
Que tu t’es reconstruit,
Que mon amour inonde
Un puits qui s’est tari...
Il me reste une taffe de lucidité...
Toutes ces heures à tuer,
Toutes ces heures à lutter !
Toutes ces heures à penser,
Toutes ces heures sans bouger...

L'ETINCELLE

En un éclat de rubis
brillant dans la nuit,
éblouissant la ville...
En un éclair elle surgit
du coeur de mes rêves;
une étincelle d'envie.
Heureusement rien n'est impossible...
En un sursaut d'énergie
jailli de l'ennui,
je vais refaire ma vie.
En souvenir d'égéries
bientôt dans l'oubli,
je vais dédier ceci...
Heureusement rien n'est impossible... la nuit.

LA FOI

Il n’y a pas si longtemps
Je m’en souviens fort bien
J’avais le coeur si léger
Prêt à tout partager...
Depuis les choses ont changé
Je perds de la vitesse
Mon moteur a des ratés
J’ai dû perdre une pièce...
Je dois retrouver la foi
Je dois la retrouver !
Je suis pourtant ordonné
Je ne perds jamais rien
J’ai sû ma raison garder
Celle là je la retiens...
C’est sûr on me l’a volée
Mais qui incriminer ?
Il y a tant de tentations
Assez d’informations...
Je dois retrouver la foi
Je dois la retrouver !

LA GRAINE

J’ai assez attendu
Ma raison entendue
Assez de vos regards
Où je ne peux me voir.
Si je n’y parviens pas
Vous me direz: “Tu vois...”
Mais si le fruit mûrit
Vous serez fier de “Lui”
Quoi qu’il advienne
Au royaume de la haine
Je reste le même.
Une fois plantée la graine
Au royaume de la peine
Je reste moi-même
Je plante et je m’obstine
Quelle que soit la saison
Que la terre soit fertile
Au fruit de ma passion
Quoi qu’il advienne
Au royaume de la haine
Je reste le même.
Une fois plantée la graine
Au royaume de la peine
Je reste moi-même.

LE FUNAMBULE

Pour en arriver là
J’ai dû escalader
Pour me trouver si haut
J’ai dû balancer
Mais il n’y a qu’ici
Que je suis
Equilibré !
Essaie de t’adapter
Aux circuits imprimés...
Vivre sans dénoncer
à quoi bon s’enfoncer
Il n’y a qu’ici
Que je suis
Equilibré !
Sur le fil
d’un rasoir je table...
Je me ballade
Pendant ce temps là où es-tu ?
Lève les yeux et tu me verras
J’aurais pu t’emmener avec moi...

LE JEU

C'est une question de survie
Une question qu'il ne faut surtout jamais se poser.
Une question d'harmonie
C'est une voie à explorer l'esprit aventurier.
Je ne sais pas faire autrement, c'est ma règle du jeu
J'espère encore pouvoir abattre mes cartes, toutes mes cartes...
C'est une question d'ironie
Une question que la vie se charge d'élucider.
Loin de toute hypocrisie
Sans maquillage et sans cirage, je ne sais pas flatter.
C'est une question de folie
Faut-il tout endurer, tout digérer
pour mieux pouvoir s'exprimer ?
Je ne sais pas faire autrement
C'est ma règle du jeu.
J'espère encore me refaire un tour...
Je ne sais pas faire autrement
C'est ma règle du jeu.
J'espère encore tenter ma chance même si les jeux sont faits...
C'est une question de patience, il faut se retenir
mais quand vient la délivrance, tu peux lire ton avenir.
C'est une question de patience, il faut se retenir
mais quand vient la délivrance, tu peux lire ton avenir,
sans craindre le pire, on pourra vivre heureux
sans devoir quitter... le jeu.

LE JOUR SE LÈVE

Et encore une belle insomnie
La nuit tous les chats sont grisés
Par la violence du silence
Des yeux qui luisent dans le noir
Le jour se lève sur un hier, éphémère
Les yeux ouverts sur un mystère, et je rêve...
Et avant que je parte en vrille
Je veux que tu sois rassurée
Jamais je ne t’ai pardonné
De m’avoir abandonné
Le jour se lève sur un hier, éphémère, et je rêve...
Les yeux ouverts sur un mystère...
Est-ce que tu vois, comme moi
Les autres destinations
Tous les chemins inconnus
Et à jamais inexplorés?
Le jour se lève sur un hier, éphémère, et je rêve...
Les yeux ouverts sur un mystère...
Le jour se lève sur un hier, éphémère, et je crève...
Les yeux ouverts sur un mystère...
Est-ce que tu vois, je m’élève
aux autres destinations
Tous les chemins de tes rêves
Y suis-je encore là, à ton bras ?

LE MONSTRE

Avant que les souvenirs s’estompent,
Avant que le temps nous trompe,
Avant que je n’arrête !
Avant que je n’accepte...
Je dois nourrir le monstre
Je veux lui faire cracher
Expulser mes saletés.
Désolé, mais je dois me purger.
Je ne peux le laisser se calmer
Il doit tout détruire
Il doit tout vomir
Désolé, je dois me reconstruire.
Les serments parjurés
Aux illusions d’un soir
Lui ont donné naissance.
Les rêves sacrifiés
Sur l’autel désespoir
L’on nourri de violence.
Seule une orgie de fiel
Saura le rassasier
Que tu en soit blessée
Que tu en soit meurtrie
Qu’il en soit donc ainsi
Tu l’as bien mérité.
Maintenant qu’il est là
Et me donne l’air d’y croire
Une nouvelle apparence,
J’avoue que j’ai du mal
A cesser son errance
Direction l’abattoir.

QUI NE TENTE RIEN...

C'est l'esprit libre qu'on avance.
Mais pour ceux qui ont moins de chance,
Sous d'autres cieux, d'autres sagesses,
Les choses s'inversent...
Avance et tu seras libre !
Quel que soit le poids des bagages
Le premier pas sera pénible.
Ne t'arrête pas.
Attention à ceux que tu croises
Eux aussi ne veulent pas s'arrêter...
Attention à ceux qui te suivent
Pour se raccrocher
Et sûrement t'alourdir,     
Mais peut-être aussi
Pour te soutenir...
Le risque est à prendre,
Mais qui ne tente rien...
Allez viens je te donnerai
Un peu de joie et de confiance
D'autres avant nous ont trouvé leur chemin,
Ensemble.
Evidemment çà peut faire mal
de faire face à la réalité,
Tous ces liens qu'il faudra briser
pour mieux avancer.
Toutes ces mains qu'il faut serrer
pour ne pas renoncer...
Allez viens je te donnerai
Un peu de joie et de confiance
D'autres avant nous ont trouvé leur chemin,
Ensemble.

SCREENAGE

Ecrasé par la foule, tes désirs refoulés
Mais tout autour sur des écrans...
La vie est plus facile enfermée dans un cadre
Alors choisis dans les vitrines.
Le bonheur n'est pas loin, quand tu vois ton sourire brillant sur écran.
Ecouteurs sur tes peurs, déconnexion totale.
Des sensations sous perfusion...
Feeling à profusion, mais rien à faire sans câbles.
Tes émotions sur disque durent...
Le bonheur n'est pas loin, quand tu vois ton sourire sur écran brillant.
Le bonheur n'est pas loin, quand tu vois ton sourire capturé sur du papier glacé.
Tu peux toujours regarder le ciel, il te dira qui tu es.
Tu peux toujours écouter le vent, tu te sentiras enfin là.
Quittons les mégapoles, pour mieux nous retrouver
Là où les joies sont moins polluées.
Revenons à la source, où jadis on voyait que la vie n'est pas une course
pas une course non, pas une course...
Tu peux toujours regarder le ciel, il te dira qui tu es.
Tu peux toujours écouter le vent, tu te sentiras enfin là
Tu peux toujours regarder le ciel, il te dira qui tu es.
Tu peux toujours écouter le vent, tu te sentiras bien vivant.

Le Visage

Malgré les apparences qu’il donnait, il n’était que souffrances et mentait.
Résigné à l’errance il tirait
cette charge trop lourde et s’usait.
Mais il avançait toujours
Car il le savait, un jour...

S’il se retournait dans un doute, constatait les dégâts, il pleurait.Par son obstination il brisait, mais aussi comprenait mieux sa route.
Mais il avançait toujours
Car il le savait, un jour...
Mais il avançait toujours
Car il le savait, un jour...

Toujours il avançait sur sa route, car il savait qu’un jour, au détour d’un autre paysage, il y aurait un visage. Celui-là, ce visage...

TRIPTYQUE

Je vais commencer par un triptyque, dédié à Esther L, une muse au destin tragique qui mit tous mes sens en émoi avant de disparaître... L'étoile et Le Plongeon ont été mis en musique depuis.

L’ETOILE

Comète en ligne droite
Depuis des millénaires
Traversant l’infini
Où tout n’est que poussière
Ma trajectoire parfaite
Et d’un ennui cosmique
Devait donc aboutir
En cet endroit du temps...

Une attraction soudaine
A fait dévier ma course
Irrésistible étoile
Chant gravitationnel...
Me voilà prisonnier
A jamais en orbite
Autour du plus bel astre
De toutes les galaxies...

à des années lumières
de m’imaginer...
Pareille fascination
Admirer sans toucher
Insoutenable attente
Espoir d’un cataclysme
J’aimerais tant m’écraser
Sur ta surface ardente !
L’attraction augmente...
Dis-moi où je me plante !

LE PLONGEON

J’ai beau tout essayer, user ma volonté
Me purger chaque jour de tous les fluides lourds et compter sur le temps pour mieux me délester de ce surplus d’amour, je plonge...

Tu m’entraves et m’entraines, toujours au plus profond de ton charme de plomb qui me pèse et m’enchaîne.

Et mon désir m’attire comme dans un abandon.
L’appel de ma raison me criant de te fuir.
Préferant rester sourd, grisé par la vitesse
D’une chute volontaire, je plonge...

Et puis la peur me gagne, que vais-je trouver au fonds? Un Eden ou un bagne, trop tard pour les questions.
Il ne me reste plus qu’à prier pour que cesse
Ce saut de l’ange déchu, perdu par ses faiblesses.

Que tu me tendes la main avant que je me crashe, que je retrouve enfin la raison qui me lache...

CHAQUE JOUR

Chaque jour qui verra mon âme ainsi blessée
De te savoir ailleurs sans pouvoir t’enlasser
De redouter ton coeur à d’autres destiné
Á sembler moins un homme qu’un chien abandonné, je t’écrirais...

Chaque soir redouté quand viens l’obscurité
Depuis que ton soleil a enflammé mes sens
Á en sentir mon ventre brûler comme un enfer
Á me dire que jamais je n’avais vu le jour
Je t’écrirais...

Chaque nuit quand l’envie d’être la proie du feu qu’allume ton image sur l’écran de mes rêves, attirera mes mains vers une flamme vaine, me tirant du cauchemar d’une étreinte virtuelle, je t’écrirais...

Et le matin venu quand les yeux entrouverts
déjà je sourirais de te voir endormie, je tendrais une main vers tes cheveux de jais
Vers ta joue encore chaude de mes baisers avides, alors tel un vertige, une chute, un abîme... La froideur de mon lit insensible à la larme que je verse pourtant sur lui à chaque éveil figera en grimace mon sourire imbécile.
J’attraperais alors la plume qui soulage,
pour extraire de mes veines l’encre brûlant mon être.

à ces trois poèmes je me dois d'ajouter ce petit texte (petit car les mots étaient alors vains) qui accompagne une composition qui lui est dédiée.

Elle était là assise auprès de moi dans la peur. 
Je ne voyais que sa beauté et mon désir. 
Elle était là tout près de moi j’entendais son coeur. 
J’n’aurais pas dû la laisser partir...

Pourquoi ce blog ?

Concernant mes paroles de chansons, j'ai eu envie de vous faire partager mes écrits indépendamment de ma musique. Je m'attache beaucoup à ce que ma musique soit le fruit d'une inspiration sincère et que sa forme soit originale et personnelle, et qu'elle puisse à l'occasion briser les formats classiques. Mais la forme ne suffit pas. Je passe donc beaucoup de temps à écrire des textes qui puissent amener l'auditeur/lecteur à méditer sur les grandes causes qui me tiennent à coeur ou tout simplement à se laisser porter par un élan poétique. Sans la musique, vous en aurez je l'espère une meilleure perception...

Je posterai aussi ici de simples poèmes ainsi que certains écrits "impulsifs" que je qualifie de "fulgurances" et, pourquoi pas, les premières pages d'un roman dont je traîne l'idée depuis trop longtemps...

En espérant que vous prendrez le temps de me lire et me faire part de vos impressions ! 


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