Je vais commencer par un triptyque, dédié à Esther L, une muse au destin tragique qui mit tous mes sens en émoi avant de disparaître... L'étoile et Le Plongeon ont été mis en musique depuis.
L’ETOILE
Comète en ligne droite
Depuis des millénaires
Traversant l’infini
Où tout n’est que poussière
Ma trajectoire parfaite
Et d’un ennui cosmique
Devait donc aboutir
En cet endroit du temps...
Une attraction soudaine
A fait dévier ma course
Irrésistible étoile
Chant gravitationnel...
Me voilà prisonnier
A jamais en orbite
Autour du plus bel astre
De toutes les galaxies...
à des années lumières
de m’imaginer...
Pareille fascination
Admirer sans toucher
Insoutenable attente
Espoir d’un cataclysme
J’aimerais tant m’écraser
Sur ta surface ardente !
L’attraction augmente...
Dis-moi où je me plante !
LE PLONGEON
J’ai beau tout essayer, user ma volonté
Me purger chaque jour de tous les fluides lourds et compter sur le temps pour mieux me délester de ce surplus d’amour, je plonge...
Tu m’entraves et m’entraines, toujours au plus profond de ton charme de plomb qui me pèse et m’enchaîne.
Et mon désir m’attire comme dans un abandon.
L’appel de ma raison me criant de te fuir.
Préferant rester sourd, grisé par la vitesse
D’une chute volontaire, je plonge...
Et puis la peur me gagne, que vais-je trouver au fonds? Un Eden ou un bagne, trop tard pour les questions.
Il ne me reste plus qu’à prier pour que cesse
Ce saut de l’ange déchu, perdu par ses faiblesses.
Que tu me tendes la main avant que je me crashe, que je retrouve enfin la raison qui me lache...
CHAQUE JOUR
Chaque jour qui verra mon âme ainsi blessée
De te savoir ailleurs sans pouvoir t’enlasser
De redouter ton coeur à d’autres destiné
Á sembler moins un homme qu’un chien abandonné, je t’écrirais...
Chaque soir redouté quand viens l’obscurité
Depuis que ton soleil a enflammé mes sens
Á en sentir mon ventre brûler comme un enfer
Á me dire que jamais je n’avais vu le jour
Je t’écrirais...
Chaque nuit quand l’envie d’être la proie du feu qu’allume ton image sur l’écran de mes rêves, attirera mes mains vers une flamme vaine, me tirant du cauchemar d’une étreinte virtuelle, je t’écrirais...
Et le matin venu quand les yeux entrouverts
déjà je sourirais de te voir endormie, je tendrais une main vers tes cheveux de jais
Vers ta joue encore chaude de mes baisers avides, alors tel un vertige, une chute, un abîme... La froideur de mon lit insensible à la larme que je verse pourtant sur lui à chaque éveil figera en grimace mon sourire imbécile.
J’attraperais alors la plume qui soulage,
pour extraire de mes veines l’encre brûlant mon être.
à ces trois poèmes je me dois d'ajouter ce petit texte (petit car les mots étaient alors vains) qui accompagne une composition qui lui est dédiée.
Elle était là assise auprès de moi dans la peur.
Je ne voyais que sa beauté et mon désir.
Elle était là tout près de moi j’entendais son coeur.
J’n’aurais pas dû la laisser partir...
Je ne voyais que sa beauté et mon désir.
Elle était là tout près de moi j’entendais son coeur.
J’n’aurais pas dû la laisser partir...
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