Je commence par un Haiku. S'il n'en respecte pas vraiment les règles, il en a au moins la taille...
Et après l'avoir lu, vous comprendrez pourquoi je l'ai appelé:
AÏE COUP !
Je me souviens de tout
Des chocs, des pluies de coups
Des gifles et des insultes
Alors mon corps exulte
Je suis encore debout !
Des chocs, des pluies de coups
Des gifles et des insultes
Alors mon corps exulte
Je suis encore debout !
DEVIN (texte inspiré par la lecture des premiers chapitres de l'oeuvre "Lacryma" de mon ami Sebastien Bellanger dont je fus la "Première lame" ;-)
Lis devin, lis ! l'avenir de la vie sur les murs délavés, lavis lie de vin.
Comme on lit dans les runes, lis devin dans les ruines... d'avenues et de rues, artères de la ville. Hémorragies coagulées de circulations passées. Croûte terrestre stérile et façades vitrifiées. Eclats écarlates asséchés par les vents. Terre battue... à mort.
Vent jaune à l'horizon. D'ocres fumigènes envahissent tes visions, dérangent tes rêves... de pardon. Infiltrations asphyxiantes des sens. Insecticide émanations. Prédiction de poison, de vaines gesticulations...
Ou...
De repli de survie ! de spasme d'orgueil, d'instincts premiers génétiquement modifiés, de ruée vers les fonds et tréfonds de nos âmes. Trépanation ultime, pour oublier l'affront fait au sommet de la création. Creuser, en urinant de peur d'être rattrapé par les vents, s'enfoncer dans la boue pour tout retour vers la source... des maux ancestraux. Un refuge, un abri, pour souffler, pour comprendre... Si l'abattement jamais le permet. Si l'épuisement des ressources neurales écrasées par des générations d'ambitions assoiffées n'a pas annihilé en nous toute chance de nous redresser.
Puis l'utopie d'un retour à la lumière, d'une dernière "mise à jour" qui deviendra légende de catacombes, d'une ultime mise au monde devenant religion, et dont les rituels auront pour tout symboles: Une pelle, une pioche et la très sainte ampoule...
Lis devin, lis... dans la lie de l'humanité au destin mérité et devenue aveugle par tant d'obscurité.
Comme on lit dans les runes, lis devin dans les ruines... d'avenues et de rues, artères de la ville. Hémorragies coagulées de circulations passées. Croûte terrestre stérile et façades vitrifiées. Eclats écarlates asséchés par les vents. Terre battue... à mort.
Vent jaune à l'horizon. D'ocres fumigènes envahissent tes visions, dérangent tes rêves... de pardon. Infiltrations asphyxiantes des sens. Insecticide émanations. Prédiction de poison, de vaines gesticulations...
Ou...
De repli de survie ! de spasme d'orgueil, d'instincts premiers génétiquement modifiés, de ruée vers les fonds et tréfonds de nos âmes. Trépanation ultime, pour oublier l'affront fait au sommet de la création. Creuser, en urinant de peur d'être rattrapé par les vents, s'enfoncer dans la boue pour tout retour vers la source... des maux ancestraux. Un refuge, un abri, pour souffler, pour comprendre... Si l'abattement jamais le permet. Si l'épuisement des ressources neurales écrasées par des générations d'ambitions assoiffées n'a pas annihilé en nous toute chance de nous redresser.
Puis l'utopie d'un retour à la lumière, d'une dernière "mise à jour" qui deviendra légende de catacombes, d'une ultime mise au monde devenant religion, et dont les rituels auront pour tout symboles: Une pelle, une pioche et la très sainte ampoule...
Lis devin, lis... dans la lie de l'humanité au destin mérité et devenue aveugle par tant d'obscurité.
GENS DES VILLES
Les gens vivent dans les villes
et oublient la beauté de ce jour qui se lève.
Les gens vivent dans les villes
et s'éveillent en oubliant leurs rêves.
Les gens vivent dans les villes
et ne voient pas qu'ils crèvent.
Ensemble dans les trains, les bureaux et les grèves. Ensemble ils s'activent et me trouvent oisif...
Je n'aime pas les villes.
Ou bien sont-ce les gens ?
et oublient la beauté de ce jour qui se lève.
Les gens vivent dans les villes
et s'éveillent en oubliant leurs rêves.
Les gens vivent dans les villes
et ne voient pas qu'ils crèvent.
Ensemble dans les trains, les bureaux et les grèves. Ensemble ils s'activent et me trouvent oisif...
Je n'aime pas les villes.
Ou bien sont-ce les gens ?
L'ENFANT
Quel bonheur, quelle douleur,
que de se savoir source d'émerveillement, d'admiration, lorsqu'on se sent soi-même si laid, si imparfait...
Quel bonheur, quelle douleur,
de se savoir capable du pire et d'être pris pour le meilleur...
Quel bonheur, quelle douleur,
de se savoir l'objet de craintes et de respect quand on se sent soi-même si peu confiant...
Quel bonheur, quelle douleur,
d'avoir un enfant.
PLANTÉS
J'ai pas les pieds sur terre et j'en suis fier.
à quoi bon rester planté là, entre la peste et le cholera ?
Le béton coule et fige les foules,
collées aux moule à l'effigie des nouvelles stars.
Jeunesse plantée dans des pots vides,
vouée aux idoles et aux subsides.
à quoi bon rester planté là, entre la peste et le cholera ?
Le béton coule et fige les foules,
collées aux moule à l'effigie des nouvelles stars.
Jeunesse plantée dans des pots vides,
vouée aux idoles et aux subsides.
LE FLEUVE
Longtemps j’ai cru être au dessus...
Je volais et riais de vous voir tout en bas.
Mortels affairés, agités, occupés à bâtir l’éphémère...
Confiant en ma valeur j’attendais là mon heure...
J’ai tant cru au destin qu’il a fini par craquer et ne plus croire en moi...
Puéril imaginaire, j’oubliais dans mon plan
le sournois ennemi, qui récompense l’acteur,
mais punit le spectateur...
Le grand Fleuve qui emporte telles des branches perdues, les plus fermes volontés,
les illusions d’acquis et les égos moqueurs.
J’ai tellement attendu d’être prêt à me mouiller qu’au moment du plongeon, le Temps m’a rattrapé...
C’est un fleuve tumultueux et pris dans son courant, la branche qu’on attrape tire d’innocentes racines et arrache la souche,
la roche que l’on accroche, fait glisser le terrain...
Laissons nous porter sans esperer saisir
ce qui paraît solide, accueillant, reposant.
Laissons nous glisser, en toute sérénité,
sans vouloir retenir, sans rien désirer,
sans rien posséder... Sans même imaginer.
LA NUIT
Que cette nuit est longue... Nuit polaire à Paris, des mois sans voir le jour,
ce souvenir d’enfance...
L’obscurité est là, mon unique compagne, alors je la chérie, lui demande conseil.
Et inlassablement elle me répond “Patience”.
Alors encore j’attends... Et rêve d’un soleil dont ma peau se souviens, d’une lumière totale... Et sans l’ombre d’un doute.
Rêver est si facile quand on renonce à tout.
L’éveil n’est plus qu’un songe, rien n’est construit le jour. La nuit ne répare plus, quand l’épuisement m’allonge comme un boxeur fini. Quand je me fais descendre et que défile ma vie. Je me dis que demain, je pourrais dans un cri renaître de mes cendres... Car il le faudra bien.
Un jour...
Je volais et riais de vous voir tout en bas.
Mortels affairés, agités, occupés à bâtir l’éphémère...
Confiant en ma valeur j’attendais là mon heure...
J’ai tant cru au destin qu’il a fini par craquer et ne plus croire en moi...
Puéril imaginaire, j’oubliais dans mon plan
le sournois ennemi, qui récompense l’acteur,
mais punit le spectateur...
Le grand Fleuve qui emporte telles des branches perdues, les plus fermes volontés,
les illusions d’acquis et les égos moqueurs.
J’ai tellement attendu d’être prêt à me mouiller qu’au moment du plongeon, le Temps m’a rattrapé...
C’est un fleuve tumultueux et pris dans son courant, la branche qu’on attrape tire d’innocentes racines et arrache la souche,
la roche que l’on accroche, fait glisser le terrain...
Laissons nous porter sans esperer saisir
ce qui paraît solide, accueillant, reposant.
Laissons nous glisser, en toute sérénité,
sans vouloir retenir, sans rien désirer,
sans rien posséder... Sans même imaginer.
LA NUIT
Que cette nuit est longue... Nuit polaire à Paris, des mois sans voir le jour,
ce souvenir d’enfance...
L’obscurité est là, mon unique compagne, alors je la chérie, lui demande conseil.
Et inlassablement elle me répond “Patience”.
Alors encore j’attends... Et rêve d’un soleil dont ma peau se souviens, d’une lumière totale... Et sans l’ombre d’un doute.
Rêver est si facile quand on renonce à tout.
L’éveil n’est plus qu’un songe, rien n’est construit le jour. La nuit ne répare plus, quand l’épuisement m’allonge comme un boxeur fini. Quand je me fais descendre et que défile ma vie. Je me dis que demain, je pourrais dans un cri renaître de mes cendres... Car il le faudra bien.
Un jour...
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