lundi 11 juillet 2011

Quelques chansons en français

AMNÉSIE

Les images se bousculent
Les plus belles bataillent
Se ruent dans les brancards
Leur instinct de survie
Les pousse à apparaître
Les catapulte en tête
Ma tête qui accepte
Délicieuse douleur
Nourrie de ces portraits
Drogué par ces tableaux
Souvenir d’un bonheur
Aujourd’hui enterré
J’aimerais être frappé...
D’amnésie !
Les clichés les plus laids
Je m’en souviens aussi
Et ils se superposent
Et ils se développent
Toujours en négatif
Ma tête qui explose
Rejette ces supplices
Recherche la sortie
De cette projection
Dont je serai le seul
Invité permanent
J’aimerais être frappé...
D’amnésie !

L'APPARITION

Tu es divine
Tu es un ange
Et moi démon
Je le devine
De ce mélange
Qu’est notre union
Naîtront de pures
Apparitions
Á notre image
Á nos raisons
Qui reflèteront
Notre passage
Et survivront
Á nos passions
Sur quel rivage ?
En quelle saison ?
Tant de saisons
Se sont passées
Et nos rivages
Sont opposés
Et nos images
N’ont pas raison.
Franchissons ce pont
Pour l’Apparition
l’Apparition...
l’Apparition...

BÉRÉNICE

çà y est je crois que je viens de trouver l'explication: 
J'ai offensé mon destin.
Encore une fois je n'ai pas saisi la perche qu'il m'a tendue...
J'ai eu l'audace de snober le Maître du Temps,
j'ai compromis mon avenir,
je l'ai contraint à modifier tout ses plans...
d'avenir radieux, de matins merveilleux
lus sur ton visage, cette image tombée des cieux...
Evidemment la machine s'est emballé, déreglée. 
Le temps de la reprogrammer,
j'ai continué en roue libre emporté sur cette voie là...
Puis, plus supporté, guidé, par mes rails d'acier,
la mécanique s'est enraillée.
Depuis ce jour, je m'interdis l'euphorie...
d'avenir radieux, de matins merveilleux
lus sur ton visage, cette image tombée des cieux...
Depuis ce jour j'ai compris:
La joie, quand elle survient,
brise mon coeur aussi bien
que mon éternel chagrin...
Que va t-il m'arriver si je revois ton visage ?
Comment mon coeur va-t-il résister à ton image ?

LE DÉSERT

Ivresse de Méditerrannée,
Du gris au bleu je suis passé
Il ne m’en fallait pas plus...
Du rêve à la réalité,
J’ai découvert et puis goûté.
Les yeux ouverts par la beauté,
Je t’ai promis fidélité.
Nous deux c’était pour la vie,
Le bleu est devenu gris...
La tentation d’ailleurs !
Nous sommes tous des nomades,
Le désert est en nous.
Bien au frais dans ton Oasis,
Mais tout autour le grand désert...
Serpent patient, immobile,
Guêtant sournois le faux-pas...
La tentation d’ailleurs !
Nous sommes tous des nomades,
Le désert est en nous.

DOM

Sur ce maudit bateau
Je me retrouve échoué
Au milieu de cette foule
Perdu dans mes pensées
On se doit une Jam
Sur ta nouvelle planète
Ironie d’une fête
Qui n’est plus qu’un naufrage
Un pan de mur s’écroule
Paysage modifié.
Hey Dom, on se doit une Jam
Là haut, sur ta nouvelle planète
Tu sais, j’ai bien gardé ta flamme
à brûler les comètes.
Alors, fais chauffer les amplis...
J’arrive !
Je reste là planté
Tu n’es plus de ce monde
Déjà mort, enterré.
Je n’étais pas là
Je ne savais pas...
Hey Dom, on se doit une Jam
Là haut, sur ta nouvelle planète
Tu sais, j’ai bien gardé ta flamme
à brûler les comètes.
Alors, fais chauffer les amplis...

L'ARÈNE

Une arène, sous le soleil
où l'on doit se mettre à nu
pour affronter l'inconnu
Une scène, dans la lumière
fini de vivre caché
sans filet il faut sauter
ne rien redouter...
Pas de mais, pas de possible délai,
pas d'histoire, de retard
pas question de n'plus y croire...
Regarde, ils sont là pour te voir briller.
Lève toi, élève toi, et ne déçois pas...
Dis la vérité, tu n'as rien à redouter...
Pas de mais, pas de possible délai,
pas d'histoire, de retard,
pas question de n'plus y croire...
Pas question  de renoncer
à ce que tu t'es toi-même offert,
ouvre-le, c'est ton présent
et oublie le passé, oublie le maintenant !
Regarde, ils sont là pour te voir briller.
Lève toi, élève toi, et ne déçois pas...
Même si la peur
te retiens, avance.
Même de cette hauteur
tu peux le faire !
Pas de mais, pas de possible délai,
pas d'histoire, de retard,
pas question de n'plus y croire...
Pas de mais, rien ne doit les décevoir,
pas demain, pas d'histoire,
pas question de n'plus y croire...

L'ERMITE

Il me reste une taffe de lucidité,
J’écrase mon envie dans le cendrier.
Toutes ces heures à tuer,
Toutes ces heures sans bouger...
Il me reste un choix à éliminer:
Celui d’un ermite trop civilisé...
Toutes ces heures à tuer,
Toutes ces heures à lutter !
Depuis toujours je sais
Que tu es seul au “monde”
Que tu t’es reconstruit,
Que mon amour inonde
Un puits qui s’est tari...
Il me reste une taffe de lucidité...
Toutes ces heures à tuer,
Toutes ces heures à lutter !
Toutes ces heures à penser,
Toutes ces heures sans bouger...

L'ETINCELLE

En un éclat de rubis
brillant dans la nuit,
éblouissant la ville...
En un éclair elle surgit
du coeur de mes rêves;
une étincelle d'envie.
Heureusement rien n'est impossible...
En un sursaut d'énergie
jailli de l'ennui,
je vais refaire ma vie.
En souvenir d'égéries
bientôt dans l'oubli,
je vais dédier ceci...
Heureusement rien n'est impossible... la nuit.

LA FOI

Il n’y a pas si longtemps
Je m’en souviens fort bien
J’avais le coeur si léger
Prêt à tout partager...
Depuis les choses ont changé
Je perds de la vitesse
Mon moteur a des ratés
J’ai dû perdre une pièce...
Je dois retrouver la foi
Je dois la retrouver !
Je suis pourtant ordonné
Je ne perds jamais rien
J’ai sû ma raison garder
Celle là je la retiens...
C’est sûr on me l’a volée
Mais qui incriminer ?
Il y a tant de tentations
Assez d’informations...
Je dois retrouver la foi
Je dois la retrouver !

LA GRAINE

J’ai assez attendu
Ma raison entendue
Assez de vos regards
Où je ne peux me voir.
Si je n’y parviens pas
Vous me direz: “Tu vois...”
Mais si le fruit mûrit
Vous serez fier de “Lui”
Quoi qu’il advienne
Au royaume de la haine
Je reste le même.
Une fois plantée la graine
Au royaume de la peine
Je reste moi-même
Je plante et je m’obstine
Quelle que soit la saison
Que la terre soit fertile
Au fruit de ma passion
Quoi qu’il advienne
Au royaume de la haine
Je reste le même.
Une fois plantée la graine
Au royaume de la peine
Je reste moi-même.

LE FUNAMBULE

Pour en arriver là
J’ai dû escalader
Pour me trouver si haut
J’ai dû balancer
Mais il n’y a qu’ici
Que je suis
Equilibré !
Essaie de t’adapter
Aux circuits imprimés...
Vivre sans dénoncer
à quoi bon s’enfoncer
Il n’y a qu’ici
Que je suis
Equilibré !
Sur le fil
d’un rasoir je table...
Je me ballade
Pendant ce temps là où es-tu ?
Lève les yeux et tu me verras
J’aurais pu t’emmener avec moi...

LE JEU

C'est une question de survie
Une question qu'il ne faut surtout jamais se poser.
Une question d'harmonie
C'est une voie à explorer l'esprit aventurier.
Je ne sais pas faire autrement, c'est ma règle du jeu
J'espère encore pouvoir abattre mes cartes, toutes mes cartes...
C'est une question d'ironie
Une question que la vie se charge d'élucider.
Loin de toute hypocrisie
Sans maquillage et sans cirage, je ne sais pas flatter.
C'est une question de folie
Faut-il tout endurer, tout digérer
pour mieux pouvoir s'exprimer ?
Je ne sais pas faire autrement
C'est ma règle du jeu.
J'espère encore me refaire un tour...
Je ne sais pas faire autrement
C'est ma règle du jeu.
J'espère encore tenter ma chance même si les jeux sont faits...
C'est une question de patience, il faut se retenir
mais quand vient la délivrance, tu peux lire ton avenir.
C'est une question de patience, il faut se retenir
mais quand vient la délivrance, tu peux lire ton avenir,
sans craindre le pire, on pourra vivre heureux
sans devoir quitter... le jeu.

LE JOUR SE LÈVE

Et encore une belle insomnie
La nuit tous les chats sont grisés
Par la violence du silence
Des yeux qui luisent dans le noir
Le jour se lève sur un hier, éphémère
Les yeux ouverts sur un mystère, et je rêve...
Et avant que je parte en vrille
Je veux que tu sois rassurée
Jamais je ne t’ai pardonné
De m’avoir abandonné
Le jour se lève sur un hier, éphémère, et je rêve...
Les yeux ouverts sur un mystère...
Est-ce que tu vois, comme moi
Les autres destinations
Tous les chemins inconnus
Et à jamais inexplorés?
Le jour se lève sur un hier, éphémère, et je rêve...
Les yeux ouverts sur un mystère...
Le jour se lève sur un hier, éphémère, et je crève...
Les yeux ouverts sur un mystère...
Est-ce que tu vois, je m’élève
aux autres destinations
Tous les chemins de tes rêves
Y suis-je encore là, à ton bras ?

LE MONSTRE

Avant que les souvenirs s’estompent,
Avant que le temps nous trompe,
Avant que je n’arrête !
Avant que je n’accepte...
Je dois nourrir le monstre
Je veux lui faire cracher
Expulser mes saletés.
Désolé, mais je dois me purger.
Je ne peux le laisser se calmer
Il doit tout détruire
Il doit tout vomir
Désolé, je dois me reconstruire.
Les serments parjurés
Aux illusions d’un soir
Lui ont donné naissance.
Les rêves sacrifiés
Sur l’autel désespoir
L’on nourri de violence.
Seule une orgie de fiel
Saura le rassasier
Que tu en soit blessée
Que tu en soit meurtrie
Qu’il en soit donc ainsi
Tu l’as bien mérité.
Maintenant qu’il est là
Et me donne l’air d’y croire
Une nouvelle apparence,
J’avoue que j’ai du mal
A cesser son errance
Direction l’abattoir.

QUI NE TENTE RIEN...

C'est l'esprit libre qu'on avance.
Mais pour ceux qui ont moins de chance,
Sous d'autres cieux, d'autres sagesses,
Les choses s'inversent...
Avance et tu seras libre !
Quel que soit le poids des bagages
Le premier pas sera pénible.
Ne t'arrête pas.
Attention à ceux que tu croises
Eux aussi ne veulent pas s'arrêter...
Attention à ceux qui te suivent
Pour se raccrocher
Et sûrement t'alourdir,     
Mais peut-être aussi
Pour te soutenir...
Le risque est à prendre,
Mais qui ne tente rien...
Allez viens je te donnerai
Un peu de joie et de confiance
D'autres avant nous ont trouvé leur chemin,
Ensemble.
Evidemment çà peut faire mal
de faire face à la réalité,
Tous ces liens qu'il faudra briser
pour mieux avancer.
Toutes ces mains qu'il faut serrer
pour ne pas renoncer...
Allez viens je te donnerai
Un peu de joie et de confiance
D'autres avant nous ont trouvé leur chemin,
Ensemble.

SCREENAGE

Ecrasé par la foule, tes désirs refoulés
Mais tout autour sur des écrans...
La vie est plus facile enfermée dans un cadre
Alors choisis dans les vitrines.
Le bonheur n'est pas loin, quand tu vois ton sourire brillant sur écran.
Ecouteurs sur tes peurs, déconnexion totale.
Des sensations sous perfusion...
Feeling à profusion, mais rien à faire sans câbles.
Tes émotions sur disque durent...
Le bonheur n'est pas loin, quand tu vois ton sourire sur écran brillant.
Le bonheur n'est pas loin, quand tu vois ton sourire capturé sur du papier glacé.
Tu peux toujours regarder le ciel, il te dira qui tu es.
Tu peux toujours écouter le vent, tu te sentiras enfin là.
Quittons les mégapoles, pour mieux nous retrouver
Là où les joies sont moins polluées.
Revenons à la source, où jadis on voyait que la vie n'est pas une course
pas une course non, pas une course...
Tu peux toujours regarder le ciel, il te dira qui tu es.
Tu peux toujours écouter le vent, tu te sentiras enfin là
Tu peux toujours regarder le ciel, il te dira qui tu es.
Tu peux toujours écouter le vent, tu te sentiras bien vivant.

Le Visage

Malgré les apparences qu’il donnait, il n’était que souffrances et mentait.
Résigné à l’errance il tirait
cette charge trop lourde et s’usait.
Mais il avançait toujours
Car il le savait, un jour...

S’il se retournait dans un doute, constatait les dégâts, il pleurait.Par son obstination il brisait, mais aussi comprenait mieux sa route.
Mais il avançait toujours
Car il le savait, un jour...
Mais il avançait toujours
Car il le savait, un jour...

Toujours il avançait sur sa route, car il savait qu’un jour, au détour d’un autre paysage, il y aurait un visage. Celui-là, ce visage...

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